Seb Wauters (KAVA): “Mon rôle est de faciliter ce processus…”

L’été dernier, nous avons examiné de plus près le service RAOTD, ce qui est l’abréviation de Recip-e Archiving OT/TD. Après l’introduction de la prescription électronique, l’APB et l’OPHACO ont réfléchi à une structure commune pour stocker les prescriptions électroniques de manière sécurisée, intégrée et complète.

Aujourd’hui, Seb Wauters, coordinateur de l’équipe logicielle chez KAVA, nous parle de l’aspect technique du RAOTD.

Archives de qualité
Seb : « En fait, nous étions l’initiateur pour la création de cette archive commune. Vu que la prescription papier a été remplacé par la prescription électronique, nous utilisons ces archives pour le contrôle des données tarifaires. Mon rôle est de faciliter ce processus et de veiller à ce que tout se passe bien. Les prescriptions électroniques “incomplètes” posent parfois des problèmes: soit l’archivage n’a pas été effectué correctement chez le pharmacien, soit il y a eu un problème entre la pharmacie et le RAOTD, soit le problème se situe chez nous. L’année dernière, nous nous sommes donc principalement concentrés sur l’amélioration de la qualité des archives. Étant donné que plus de la moitié des prescriptions sont actuellement numérisées et que nous évoluons vers le tout numérique, il est de plus en plus important que les archives soient complètes. »

Chiffres
«Chaque jour, nous (KAVA) traitons désormais 35 000 prescriptions électroniques, contre une moyenne de 29 000 il y a un an. Actuellement, 65% de toutes les prescriptions proposées pour la tarification sont électroniques. Comme j’ai travaillé chez Corilus, je suis familier avec le logiciel des pharmacies. Quand j’ai commencé chez KAVA il y a deux ans, il me fallait environ six heures par jour pour télécharger les prescriptions. Après avoir réécrit le programme, cela ne prend que deux à trois minutes, ce qui signifie que par seconde 250 prescriptions sont traitées. Cependant, une fois que toutes les prescriptions seront électroniques et qu’elles ne pourront compter qu’un seul médicament par ordonnance, le volume augmentera de façon exponentielle, ce qui aura aussi un impact sur la taille des archives. Notre administrateur système en est déjà conscient qu’il va devoir assurer une capacité suffisante. »

Projets futurs
« Nous avons prévu d’adapter la prescription électronique telle qu’elle apparaît dans notre logiciel au 21e siècle au cours du premier semestre de cette année. Maintenant, elle a plutôt un look technique, mais nous envisageons un aspect graphique et clair comme la prescription papier, afin que la tâche de vérification du tarificateur est facilitée. » 

FarmaFlux
« Je travaille aussi avec FarmaFlux pour ces contrôles, car pour l’instant je ne peux pas voir, par exemple, si le pharmacien a archivé la prescription. J’ai déjà demandé à Marc Buckens, Directeur Flux, d’avoir une meilleure vue sur la prescription à partir de la pharmacie jusqu’à la tarification, comme il peut y avoir des problèmes partout. »  Marc Buckens répond que FarmaFlux souhaite également travailler plus étroitement avec les services de tarification et les tiers afin d’obtenir une image globale de la stabilité de chaque prescription. Il ajoute qu’une priorité cette année est de lever l’ambiguïté quant à l’archivage ou non d’une prescription, vu le fait qu’autrement une base adéquate pour la dématérialisation complète manque.

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