L’impact du DPP pour les pharmaciens belges

Dans une enquête menée auprès de pharmaciens belges sur l’impact du DPP (1), 91 % des personnes interrogées ont confirmé que le DPP avait surtout contribué à une amélioration de la qualité des soins lors de la délivrance.

En effet, le DPP est plutôt une valeur ajoutée pour la qualité des soins (75,6 %) qu’une aide en cas de problèmes administratifs (12,2 %) comme une ordonnance illisible, une posologie/un dosage inconnu(e) ou d’autres aspects tels qu’un médicament prescrit par erreur par le médecin, etc. (3,1 %).

PRIORITÉ AUX SOINS
En ce qui concerne l’aspect soins, le DPP joue essentiellement un rôle dans l’observance thérapeutique et la détection des « acheteurs de médicaments » ainsi que, dans une moindre mesure, dans le choix et la posologie du médicament. Ainsi, 26,7 % des pharmaciens interrogés ont indiqué que le DPP améliorait l’observance de la thérapie. Dans 1 cas sur 5, la vérification de la dose a favorisé l’observance, tandis que la délivrance systématique de la même marque générique a augmenté l’observance auprès d’une petite majorité (54,3 %). Cet élément s’avère particulièrement important pour les personnes âgées – des patients souvent en situation de polymédication –, car cela évite toute confusion.

Le DPP a également prouvé son utilité dans la traçabilité des acheteurs de médicaments (22,1 %), le pharmacien ayant averti un médecin ou l’inspection dans 17 % des cas.

13,7% des personnes interrogées ont indiqué que le DPP présentait aussi une plus-value dans le choix du médicament. Le DPP a ainsi démontré qu’un médicament était inapproprié, par exemple en raison de contre-indications, d’effets indésirables ou d’interactions médicamenteuses.

AVEC OU SANS DPP
Il était également demandé dans l’enquête si l’on aurait pu détecter la valeur ajoutée sans consulter le DPP. Près de 6 pharmaciens sur les 10 interrogés ont répondu par la négative. Heureusement que 98 % du corps pharmaceutique utilise déjà le DPP à ce jour ! (Chiffres : FarmaFlux, 01-02-2019)

(1) cf. l’étude VUB de Tom BEAUJEAN, également mentionnée dans les deux articles précédents du blog.

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